Véronique Porot fait partie des plasticiens, plus souvent plasticiennes d’ailleurs, qui travaillent à partir de fibres et de fils. Elles sont nombreuses, inventives, mais peu connues en France. V. Porot utilise le matériel traditionnel de la dentellière :  un carreau, des épingles, des fuseaux et des fils.
Lin, coton, soie, plastique, métal, papier, ou fibre végétale, toutes ces matières l’’intéressent dans leur texture, épaisseur, résistance, couleur, transparence. Elle les mélange, les noue, croise, entrelace pour créer des formes figuratives ou abstraites. « Je me suis familiarisée avec des matières et des techniques diverses : couture, patchwork, tissage, broderie, tricot, crochet… écrit-elle sur son site. Dans la maison familiale, les dentelles transmises de génération en génération m’ont donné le goût et l’admiration de ce savoir-faire lié à des régions bien spécifiques. »

L’exposition porte plus particulièrement sur le thème de la méduse.
Espace culturel du Champ de foire, rue du Penquer , 29860 Plabennec. Tél. 02 98 30 78 95.
Du mardi au jeudi 10h/12h – 13h30/17h, le vendredi 10h/12h – 13h30/19h.

 L’exposition présente notamment 2 livrets  de Maya Mémin :

 Kantik Ar Baradoz, qui fait suite à son travail avec les musiciens, Jean-Yves Bosseur, Jean-Luc Tamby et Emilie Yaouanq;  il combine gravures, chant traditionnel et texte des musiciens.

 Une saison à Riantec, avec des Poèmes de Marc Le Gros présente une série d’aquarelles de la mer intérieure de  Riantec (Morbihan), accompagnée de poèmes inédits de Marc Le Gros.

Vous pourrez aussi découvrir la réédition, en tirage courant, de deux livres d’artiste de M. Mémin et Gérard Prémel :Plume, épi, feuilles et Les Empreintes Faîtières de Maya.

Vernissage le samedi 5 mai à partir de 16h30. Le dimanche 20 mai à 11h aura lieu un concert de Jean-Luc Tamby et Emilie Yaouanq, à partir des « partitions musicales » de Maya Mémin.
Galerie Ombre et Lumière • 49, rue Georges Clemenceau – 35400 Saint-Malo / Saint-Servan – Tél: 06 32 86 19 94. Mardi, jeudi, vendredi, samedi de 14h30 à 18h30.

Dans sa manière d’explorer les potentialités de la céramique, Océane Madelaine intègre souvent une forme d’écriture (on peut notamment y déceler des liens avec l’art d’un Cy Twombly) ou de la calligraphie. Elle l’insère avec délicatesse dans le traitement des couleurs qui semblent parfois avoir traversé les épreuves du temps, ce qui leur donne une apparence de fragilité. La plupart de ses créations sont utilitaires, tout en invitant celui qui se sert de tels objets à prendre le temps de les contempler en déchiffrant les multiples réseaux de signes et de formes qu’ils font apparaître, souvent comme en transparence : « Il est primordial pour moi, dit-elle, de donner forme au bol, à l’assiette, au pichet… Peut-être parce qu’ainsi les mains – tant les miennes que les vôtres – se relient à une histoire de l’objet qui vient de si loin, de cette époque étrange où les sociétés devenues sédentaires inventèrent les contenants d’argile…Peut-être aussi parce que je veux croire au miracle simple d’une table dressée avec sollicitude, et que le fait de créer des petites séries de pièces utilitaires est ma manière d’honorer l’espace de la convivialité. Peut-être encore parce que je ne connais guère de geste plus émouvant que celui des paumes entourant un bol comme pour y trouver abri et réconfort ».

Fabienne Houzé-Ricard a une prédilection pour le tracé du fil, la forme ronde, et deux couleurs le rouge et le blanc ; ces éléments s’associent et prennent souvent la forme du nid. Elle la décline en volume ou non, avec des matériaux variés : le verre, des bandes plâtrées, la peinture acrylique. Ses formats vont du dessin intimiste à l’installation qu’elle appelle aussi parfois mises en situation.

La démarche de F. Houzé-Ricard n’est pas naturaliste, le nid est un objet de réflexion. C’est visiblement le fruit d’un travail, plutôt long et complexe, mais précaire. Il est fragile, prêt à se défaire, un peu abîmé,  tombé, avec parfois un léger décalage qui le tire, sans que l’on s’en aperçoive tout de suite, vers le surréel, voire le macabre.  Souvent démultipliés, il contrecarre l’idée d’un lieu unique enfin trouvé. C’est plutôt une recherche jamais terminée de savoir en quel lieu le/se déposer. Défait, réduit à sa forme circulaire, le nid montre ce qu’il cachait, peut-être, le centre du monde, un point mystérieux, une spirale…

Du samedi 5 mai au dimanche 27 mai 2018, Abbaye de Coat Malouen- 22480 Kerpert. Organisation mt-galerie.

Ouvert les samedi, dimanche et jours fériés, de 14h à 18h. Tél. 02 96 21 42 33.