Expositions – Actualités

Serge Marzin, graveur

Ile Wrac’h, S. Marzin, gravure su bois. 2017

La gravure (sur bois ou sur lino, taille d’épargne, taille-douce) joue un rôle majeur dans la démarche de Serge Marzin, en raison notamment de l’aspect contemplatif, voire ascétique que suppose ce type de travail en atelier.

Selon lui, il s’agit tout d’abord d’un mode d’expression qui permet de « cultiver un art où la lenteur est une donnée incontournable », dans le sens d’un approfondissement de ce que l’on cherche à faire percevoir. Ensuite, les techniques de gravure sont associables et s’ouvrent à une multitude de combinaisons : « La gravure nous offre cette possibilité d’utiliser une ou plusieurs matrices et de les agencer, tout comme des polyptiques, et de façon différente. Cette pratique est spécifique à la gravure ; elle permet de travailler et de réunir dans une seule image des moments plus ou moins éloignés dans le temps ». C’est pourquoi Marzin considère que « graver, c’est se situer volontairement dans l’entre-deux, dans l’intervalle de la matière et du signe, entre incision et écriture, entre le minéral et le vivant, dans un espoir d’unité ».